Regarder dans son passé avec la psychogénéalogie

Ahlala mais mon passé ! J’en ai des casseroles au compteur. Nul est parfait et c’est le propre de l’être humain que d’être Humain avec tout ce que ça comporte : le positif comme le négatif. Je pense sincèrement que tout ceci fait parti de nous-même mais aussi qu’on peut vraiment bien transmettre, apprendre et partager que ce qu’on a vraiment vécu. Aujourd’hui, je vais te raconter mon voyage dans la psychogénéalogie, mon voyage dans mon passé et celui de mes aïeux. Ce voyage m’a permis de fermer un chapitre de ma vie et d’en ouvrir un nouveau.

La psychogénéalogie c’est quoi ?

Je vais tenter d’être simple. C’est le fait de chercher des réponses dans son passé et celui de ses aïeux pour ses actions, son mode de penser et son fonctionnement. La psychogénéalogie par exemple permet de mettre le doigt sur des schémas répétitifs intergénérationnels, le fameux « elle fait comme sa mère » ou encore une histoire qui se répète à travers plusieurs générations.

Au delà du c’est de la « faute » (attention les guillemets dans cet article ne sont pas le reflet de mes pensées mais plus du qu’en dira-t’on) aux parents, à son éducation, à sa culture, la psychogénéalogie va plus loin que ça. On remet les actions, décisions dans le contexte de l’Histoire mais aussi dans les relations interpersonnelles de sa famille à travers plusieurs générations.

Personnellement, je suis remontée jusque 4 générations dans mon analyse.

Un mal-être inexplicable

Ça fait un peu plus de 10 ans que je travaille sur moi-même. Je travaille pour mon bien-être, pour m’accepter, pour devenir une meilleure personne. Si aujourd’hui, je suis devenue coach de vie, c’était au départ dans un complexe de « sauveuse du monde » puis petit à petit ça s’est transformé en accompagnement raisonné et pointu grâce à toutes mes connaissances cumulées.

Comme je te l’ai écrit en introduction des casseroles dans mon passé, il y en a : la personne que je suis devenue n’est plus celle qu’elle était dans le passé, je me suis pardonnée mes erreurs et j’ai grandi.

Les casseroles dans mes familles paternelle et maternelle, il y en a plein aussi. Pourtant certaines m’ont été transmises à mon insu et évidemment je l’ignorais jusqu’au moment où j’ai mis le doigt dessus. C’était il y a quelques semaines.

Pourquoi maintenant ?

2020 aura laissé sa marque chez moi. Petit à petit, les semaines ont commencé à s’égrainer pour s’approcher de mon anniversaire : mon big 40 ! Petit à petit, j’ai commencé à ressentir un malaise, une perte de pieds dans la réalité. Le malaise a commencé à s’amplifier : tout a commencé à prendre des proportions intenses.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai fêté mes 40 ans : je n’étais pas heureuse, je n’étais pas satisfaite, j’avais besoin de liberté, j’avais besoin d’exister pour moi, je me sentais étouffer. Pourtant, je sentais que le problème ne venait pas de ma famille, de ma situation, mais de moi.

J’ai alors été orienté sur la psychogénéalogie. Sans trop de conviction, j’ai acheté ce livre « Se libérer, et guérir de ses blessures familiales » de Juliette Allais. Puis, je l’ai lu d’un coup au mois d’Août, j’ai eu quelques passages « ah-ah » mais pas de grosse révélation. Je n’étais peut-être pas prête à trouver des solutions, j’étais certainement trop nombriliste, j’avais mal, je me sentais mal.

Dernièrement dans le cadre d’un accompagnement d’une participante à un atelier, je voulais lui référer un passage qui m’étais resté en tête de cet ouvrage (oui j’ai une super mémoire qui fait que ce que je lis je le retiens). Je suis donc retournée dans le livre. Et là, et là et bien j’étais prête à recevoir.

Regarder dans le passé pour mieux vivre le présent

Et j’ai pas mal reçu. Ça m’a pris plus d’une semaine pour juste absorber, et une autre semaine pour vraiment comprendre. Alors qu’ai-je appris me demanderas-tu ?

1 – Jamais mon père ne demandera pardon pour le mal qu’il m’a fait. Pas parce qu’il ne veut pas, mais parce qu’il ne comprend pas. Il adhère au mythe familial, à l’image du fils « parfait » et cette façade. Le problème c’est les autres, pas son comportement de manipulateur et de menteur : il est parfait. Je peux pardonner ou pas, mais surtout ne pas oublier ce qui le motive dans ses actions et ainsi que celles de ma famille paternelle.

2 – Mon rôle de paria est un rôle de consolidation pour les autres membres de ma famille paternelle. En étant le vilain petit canard, eux se soudent autour de leur mythe pour créer une famille factice. Moi en le rejetant, je brise ce mythe, je ne peux pas appartenir à cette famille avec qui je ne partage pas les même valeurs. Et c’est correct, je n’ai pas « besoin » d’appartenir une famille avec qui je serai toujours en conflit.

3 – Mon besoin de liberté n’est pas le mien. C’est celui de mes aïeules: des femmes fortes parce que leurs vies étaient difficiles, mais aussi des femmes de conviction avec un flambeau de rébellion. Leurs combats sont ceux du passé, pas les miens. Tous les hommes n’essaient pas de m’étouffer, c’est à moi de m’exprimer.

« L’importance n’est pas où je vais mais avec qui je vais et qui je suis. »

Sophie Roux

4 – Ma vie est dans ma valise, je suis sans racine. Petite fille de pieds-noirs, leur retour en France, leurs histoires ne sont pas les miennes. J’ai les opportunités et les choix que eux n’auront jamais eu. Et surtout, je ne vois pas le monde à travers leurs yeux. L’importance n’est pas où je vais mais avec qui je vais et qui je suis.

Quand je t’écrivais qu’il m’avait fallu du temps pour comprendre et absorber, tu comprends pourquoi. Et ceci n’est que les grandes lignes.

Dans mon présent, aujourd’hui

Que faire ? Comment ceci peut me servir ? Je pense honnêtement, que je n’étais pas prête à comprendre tout ceci, il y a quelques mois. J’étais encore cette petite fille blessée.

Depuis j’ai clairement avancé, je suis en paix avec mon passé. Il m’aura fallu 20 ans pour comprendre ! Tu ne peux pas imaginer énergétiquement ce que ça a signifié pour moi de me libérer du poids du passé. Je me trimballais vraiment ces gros boulets, ces poids sans m’en rendre compte. Pire certains contrôlaient mes actions.

Depuis ça va mieux. Je suis apaisée. J’entends moins la voix du pervers narcissique dans ma tête ou encore les reproches lourds dans chaque email de ma grand-mère, ses regrets n’ont pas à être les miens après-tout. Je suis plus consciente de ma personne et de mon être. Je sens aussi que de nouvelles portes ce sont ouvertes pour moi avec la psychogénéalogie. J’ai l’impression d’avoir découvert qui j’étais et pourquoi j’agissais tel que je l’avais fait dans le passé.

Aujourd’hui je voulais te parler de la psychogénéalogie et partager avec toi mon histoire. Non pas parce que c’est extraordinaire, mais plus pour te montrer que parfois une petite décision peut avoir de grandes répercussions.

Et toi ? Tu en es où des casseroles et boulets du passé ? Laisse-moi savoir ce que tu penses de tout ceci en commentaire.

Crédit image : unsplash

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  • Des boulets je pense que nous en avons tous malheureusement… je pense que tu viens de m’ouvrir une voie que je vais aller regarder de plus près . Merci

    By Marmotoune • 13 Mar 2021
    • A explorer effectivement, prends ton temps et lâche pas. XOXO

      By Sophie Roux • 14 Mar 2021
  • On m’a offert le livre de Juliette Allais à Noël après avoir visionné ta vidéo sur tes conseils en lecture. J’ai commencé à le lire seulement hier et j’avais un peu de mal.
    Mais grâce à cet article j’ai pu comprendre l’enjeu de ces recherches.
    Merci Sophie de m’avoir donné cet élan

    By Chloé Barre • 13 Mar 2021
    • Chloé, je pense que une relecture m’a été bénéfique. Autant la première fois, je ne comprenais pas les schémas, les jeux de rôles etc… autant à la deuxième lecture tout m’est apparu clair comme de l’eau de roche et pour moi mais aussi pour d’autres personnes et clientes. Peut-être attends un peu avant de le relire, moi ça m’a fait énormément de bien en tout cas. <3

      By Sophie Roux • 14 Mar 2021
  • Bonjour Sophie,
    Ton article est très intéressant. Un grand merci de partager ceci avec nous.
    Pour ma j’ai consulté une kinésiologue et ça été une révélation. Ça m’a permit de me libérer de mon passé.

    By Gwen DIY • 14 Mar 2021
    • Ah bonne idée, la kinésiologie t’a permis de recentrer ton énergie ou de couper des liens ?

      By Sophie Roux • 15 Mar 2021
  • Merci pour cette ouverture tout en honnêteté et authenticité.
    Des boulets et casseroles j’en ai aussi, pas mal je pense, mais ne me sens pas forcément prête à y « faire face » – un pas après l’autre!

    By Anne-France • 17 Mar 2021
    • Anne-France, exactement, il faut s’écouter, cette démarche doit se passer dans la douceur et le respect de soi. Je pense que c’est pour cela que la 1ere lecture avait porté des fruits e connaissances mais pas de changement. Il faut être prête aussi à affronter les conséquences. As-tu déjà pensé au coaching (avec ou sans moi) ? Ça pourrait t’aiguiller. Courage, un jour à la fois !

      By Sophie Roux • 17 Mar 2021
  • Merci Sophie pour ton article illustré par ton expérience. La psychogenealogie est un sujet fort d’introspection et pour l’avoir vécu aussi (accompagnée en coatching), je peux dire qu’il y a un avant et un réel apaisement après. J’ai accepté de lâcher la valise de mon gd-pere résistant pendant la guerre… Depuis, je chemine en paix en ayant « désamorcé » ce schéma en posant un acte symbolique. Bravo si tu choisis d’accompagner cette démarche riche de sens.

    By Delphine • 19 Mar 2021
    • Exactement Delphine, le poids des autres ne doit pas être celui qu’on porte. J’ai l’impression d’avoir juste ouvert la boîte de Pandorre…

      By Sophie Roux • 19 Mar 2021
  • Merci Sophie! ça fait déjà quelques jours que je rechigne à ouvrir ce lien vers ton article! Pourquoi??? je ne sais pas! Enfin si, sans doute parce que c’est par là-bas qu’il faut que j’aille creuser pour explorer les nombreuses failles qui m’empêchent encore d’avancer. Et c’est un peu dérangeant de déterrer des casseroles… surtout si c’est pour s’en séparer au plus vite. Mais ce matin, j’étais prête, après un week-end à me retourner le cerveau. Merci pour tout. Sans le savoir tu es la personne qui m’a permis de me mettre en mouvement depuis que je suis ton parcours. Belle journée à toi.

    By Isabelle • 22 Mar 2021
    • De par expérience, quand on y va à reculons…. C’est que inconsciemment on sait que ça va changer des choses ! Bonne transformation Isabelle <3

      By Sophie Roux • 22 Mar 2021
  • Bonjour Sophie,
    Je fais actuellement une formation en psychogénéalogie. C’est très intéressant mais je n’ai pas encore trouver le fantôme qui me perturbe dans mon arbre!
    Peut être aurais-je une révélation quand j’aurais assimilé les leçons!
    Merci pour ton article

    By Elodie • 23 Mar 2021
    • Elodie, ça prend du temps et parfois tout est mélangé. Il se peut qu’il y ait plusieurs fantômes sur ton arbre ?

      By Sophie Roux • 24 Mar 2021
  • Merci Sophie pour ce partage.
    Moi aussi je suis le vilain petit canard de la famille. J ai deja travaille sur ce point sans reel succes. Je te presente un peu cette famille . Ma grande mere maternelle n a eu que des filles qui ont eu toutes des garcons. Sauf ma mere qui a en deux filles. Mes cousins, et ma soeur ont eu des filles et moi deux filles et un Garcon. Pour faire court mon papa est decede le 10 janv 21. Maman mere a fait de gros reproches a ma fille ainee concernant des bijoux que mon pere avait donne a son premier arriere petit fils et d autres mechancete… Au moment des funerailles devant la colere ambiante nous avons quitte la maison parental pour une nuit a l hotel pour assiste a la dispersion de cendres de Papa. Depuis ce jour mon fils refuse de repondre au telephone et en a marre de cette famille. Nous avons lecoeur brise. Ma mere communique par l intermediaire de ma soeur ( durantnotre sejlur, elle lui adit par deux fois qu elle pouvait prendre la porte). Pour en revenir a la pschycogenealogie lors d un salon bien etre nous avions fait une seance avec une ridiologue qui avait dit a ma deuxieme fille qu elle portait de la colere en elle mais que cela ne lui appatenait pas. Puis a moi, hola je vois que cette colere est aussi la et pareil elle ne m appartient pas.
    Jevais donc peut etre reprendre cette route de psychogenealogie pour guerir cettetristesse au fond de moi. Coeurdialement marie llaurence

    By Cadet marie laurence • 7 Avr 2021
    • Bonjour Marie-Laurence, tout d’abord mes sincères condoléances pour la perte de ton papa. Je te suggère chaudement la lecture du livre dont je parle, tu vas pouvoir comprendre des choses. Premier point de nœud à mon avis : génération de ta grand-mère « elle n’a eu QUE des filles » en quoi cette restriction signifie t’elle la volonté d’avoir un fils à tout prix, d’où venait cette pression ? Génération de ta mère : elle n’a eu QUE 2 filles : le poids du passé est déjà passé par une génération et entrainé de la culpabilité ? de l’échec transmis par sa mère. Ca ne veut pas dire qu’elle n’aime pas ses filles.
      Deuxième point de nœud, tu parles de ton papa et de ta mère : l’affectif est-il différent ? Pourquoi ?
      D’autres choses à regarder, la mort d’un membre de la famille signifie automatiquement un ajustement du pouvoir et des rôles : encore une fois il n’y a pas « d’homme » pour protéger ta mère l’homme de la maison n’est plus là d’où son rejet de toi et de ta fille ? N’oublie pas elle appartient à une autre génération avec d’autres codes (par ex « l’homme de la maison »)…
      Bon courage Marie-Laurence !
      PS : Le coaching pourrait t’aider pour être en paix avec le passé et surtout construire ton présent et ton futur à TON image.

      By Sophie Roux • 7 Avr 2021
  • Ma cousine et moi essayons de capter le passé, de retrouver ce qu’il s’y est passé. Elle souffre de dépersonnalisation — bien que visiblement pour les autres une femme qui a « réussi », argent, statut professionnel. Et je traîne un mal-être permanent, entre sentiment de culpabilité, paranoïa et syndrome de l’imposteur — alors que j’ai réussi aussi aux yeux des autres, vie de famille et vie professionnelle.
    Comment actionner la psychogénéalogie quand il ne reste que mes tantes qui idéalisent sans cesse leur rôle et leur passé ? Il ne me reste rien du côté de mon père.
    Je vais acheter le livre de Juliette Allais. Ma cousine fait de l’emdr…

    By Sophie • 12 Avr 2021
    • Bonjour Sophie, je te conseille effectivement la lecture de ce livre. Le truc qu’on pense c’est qu’il faut absolument avoir besoin de pouvoir poser des questions et gratouiller et investiguer auprès des membres de la famille, alors que non on n’a pas besoin de ça pour la psychogénéalogie. En lisant le livre, tu verras que tes tantes ont adhéré à un mythe familial d’idéalisation, peut-être qu’il te faut recréer TA réalité pour pouvoir te détacher de ce mythe et pouvoir te construire. Est-ce que ton syndrome de l’imposteur n’est-il pas une réponse « épidermique » à cette histoire qu’elles se racontent ? Bon courage dans tes recherches !

      By Sophie Roux • 12 Avr 2021