Créativité simplifiée

Depuis 2 ans je sens vraiment libérée dans ma créativité et ma démarche créative. En y réfléchissant, je me suis demandée ce qui s’était passé en 2 ans dans ma vie pour voir un tel changement. Aujourd’hui nous sommes en 2022, donc si je remonte le temps depuis 2020, il y a eu plusieurs lock down, ma carrière de coach a pris son envol, mais concrètement mon quotidien n’a pas eu de changement drastique. Sauf 1.

Une consommation créative plus responsable

Je pense que c’est vraiment LE déclencheur. Il y a 2 ans avec les premiers signes de la pandémie, j’ai décidé d’arrêter de « trainer et de tromper l’ennui » dans les magasins et site web de matériel d’artiste. Tout simplement parce que le virus me faisait peur, et que j’ai eu une phase « je ne sors plus que pour l’épicerie ».

J’avais déjà commencé depuis mon retour du Canada en 2017 à consommer de façon plus responsable. En effet, j’ai développé en quelques années des astuces qui me permettaient de « craquer moins souvent » :

  • ai-je vraiment BESOIN d’un énième rouleau de washi tape ?
  • est-ce que cet achat rentre dans le comportement de collectionite aigüe ou dans l’utile ?
  • pourquoi est-ce que je veux ce nouveau planner à disques ?

Petit à petit, j’ai appris à moins acheter et à plus utiliser mon matériel.

Un cercle vicieux

J’ai souvent un comportement « mono-manique » voire « obsessif » lorsque je crée. Je m’explique. Si je souhaite me lancer dans une série de pages de scrapbooking, ça va complètement m’obséder pendant plusieurs jours/semaines/mois. Pendant ce laps de temps, en général, j’arrive à me convaincre (😅 nulle est à l’abris) que j’ai besoin d’acquérir des nouvelles techniques. Je passe des heures à me brûler les pupilles sur Youtube et Pinterest. Et là évidemment naît l’envie d’acquérir :

  • la dernière collection de papiers parfaite
  • le dernier gadget qui me permettrait de plier parfaitement
  • la dernière colle à paillettes aux couleurs chatoyantes
  • etc

Comme j’ai réussi inconsciemment à me convaincre de la légitimité de tout ce matériel, je pars en quête et j’achète plus que de raison.

De retour à la maison, ce nouveau matériel est rangé. Pour que je puisse créer j’ai besoin d’ordre, je sais que d’autres ont besoin de chaos moi le chaos arrive après avoir créé. Le nouveau matériel acquis disparaît comme par magie. Et, subitement, mon envie de créer aussi.

Bref c’est un cercle vicieux. Plus je souhaite créer, plus je pense que je dois avoir un matériel spécifique, plus j’en achète, plus je le range/cache (?), moins j’ai envie de l’utiliser, plus je recherche des nouvelles idées créatives …

Moins de matériel c’est plus de créativité

En commençant à questionner mes comportements « compulsifs » d’achats, j’ai commencé à questionner mes stocks de matériel :

  • ai-je vraiment besoin d’avoir ce stock de perles alors que ma boutique en ligne de bijoux faits-mains a fermé il y a 12 ans ?
  • pourquoi est-ce que je conserve cet énorme carton de tissus alors que je n’ai plus de machine à coudre ?
  • est-ce que j’ai déjà utilisé ces 10 tubes de peinture acryliques pastel alors que je suis plus dans des tons énergisants dans ma créativité ?

Et un beau matin, j’ai fait une première purge majeure. Et j’utilise le mot purge avec raison. J’ai recyclé et donné plusieurs cartons de matériel et j’ai jeté tout ce qui était brisé et inusable (2 gros sacs de 60 L de petits bouts de papiers que je conservais au cas où).

En faisant cette purge, j’ai redécouvert certain matériel et l’envie de les utiliser « enfin » est née. Avoir moins de matériel m’a donnée plus d’opportunités de l’utiliser.

coaching

Créativité libérée

Et même de le re-découvrir. Au par avant, si j’avais besoin par exemple de faire des « tâches noires et dorées » sur une page d’art journaling, j’aurais acheté 2 sprays de peintures différentes. Imagine quand tu adores faire des tâches (j’ai une addiction aux sploush sploush), la collection devient vite impressionnante et dispendieuse. J’ai donc appris à utiliser mes palettes aquarelles et différentes techniques pour faire des sploush sploush joyeusement colorés.

Au fur et à mesure des mois, j’ai appris à utiliser moins de matériel et à libérer ma créativité de ses travers. Il y a quelques jours j’ai procédé à une nouvelle purge. À quoi bon conserver ce que je n’utilise plus ?

Un travail sur soi

Il y a quelques mois, j’ai fini un énorme travail personnel sur moi-même commencé il y a plus de 10 ans. Je me sens en paix, je ne me sens plus attaquée, je ne me sens plus jugée, je m’épanouis et je sens que ça a un impact direct sur ma créativité et mon matériel.

En effet, je n’ai plus « besoin » d’accumuler pour être. Je n’ai plus besoin de collectionner pour me rassurer. J’ai juste besoin de temps pour créer.

Je n’ai plus « besoin » d’accumuler pour être et être rassurée.

Dernièrement, je me suis demandée ce que je pouvais créer avec mon matériel. J’ai commencé une liste et j’ai écris. Plus de 150 idées sont survenues et encore, je me suis limitée à 150. C’est énorme !

10 choses seulement pour créer

Après avoir vidé et en regardant le matériel qui me restait, je me suis sincèrement demandé quels sont mes essentiels en ce moment pour créer. J’ai pris une pochette à maquillage et je l’ai rempli en 15 secondes : pas besoin de beaucoup penser et réfléchir.

Dans la pochette, j’ai glissé

  • un carnet
  • une palette aquarelle
  • des sequins
  • pinceau à poils souple
  • un pochoir
  • de la pate texturante
  • une enveloppe remplie de papiers et photos découpés
  • de la colle
  • une palette métallique
  • et un pot de peinture acrylique ultra fluide

Pour me rassurer, je suis allée consulter mes 10 dernières créations dans chacun de mes carnets (oui j’ai plusieurs carnets, mais ceci est une histoire pour un autre article, chaque carnet a sa fonction). Et, sans surprise, le matériel mis dans ma pochette est celui que j’ai utilisé le plus souvent.

Alors que penser de tout ceci ?

  • moins avoir de matériel me permet de mieux l’exploiter créativement.
  • je suis capable de beaucoup plus créer avec beaucoup moins de matériel.
  • il y avait un lien direct entre mon mal-être et mon hyper consommation : fermer mes blessures et être en paix avec moi-même me permet de me libérer de l' »envie rassurante » d’acheter toujours plus.
  • avoir trop de matériel m’étouffe.

Et toi ? Tu te situes où par rapport à ta créativité et ta consommation de matériel créatif ?

Crédit photo : unsplash

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