5 types de relations amicales à éviter

Quelles relations éviter ? Dans ma vie, j’ai rencontré et croisé le chemin de beaucoup de personnes. Certaines ont fait parti de ma vie un bout de chemin et d’autres sont dans ma vie envers et contre tout (temps, distance, difficultés). J’ai appris à développer des relations saines en amitié, à écouter mon intuition, et à ne pas forcément brûler les ponts.

En faisant cet apprentissage, j’ai découvert que je ne m’épanouissais pas du tout dans certains types de relations amicales. J’ai identifié 5 types de relations à éviter. Parfois j’ai été la victime d’autre fois la bourreau, chaque fois ça s’est « mal fini ». Je suis une personne extrêmement loyale peu importe le type de relation que j’ai, mais dans chacune de ces types de relation j’ai souffert d’une façon ou d’une autre. Maintenant, j’ai identifié ces types de relations, et je sais les éviter.

Es-tu capable d’éviter certaines relations ou as-tu l’impression de tourner en rond ?

La pire relation à éviter : la toxique

A mes yeux c’est la pire car c’est dans ces relations toxiques que j’ai le plus souffert. Je l’ai vécue plusieurs fois dans ma vie en famille et en amitié. Je suis une personne solaire, brillante, joyeuse et malheureusement, j’attirais les personnes toxiques comme un aimant.

La personne toxique vient se greffer à moi et « bouffe » mon énergie vitale, ma liberté, et me transforment en personne médiocre et incapable. Ce que je ne suis pas vraiment, mais la personne toxique fait que je me sens ainsi à cause de sa perception, ses actes et paroles.

La personne toxique porte un masque mais crée un schéma autour de toi qui te rend insécure. Subitement tu n’es plus bonne, tu ne te sens plus capable, tu ne joues plus le rôle d’actrice mais tu deviens spectatrice dans ta vie. Tous les compliments que tu peux recevoir viennent toujours avec une contrepartie plus négative. Par exemple « ah cette robe te va si bien, c’est dommage que tu n’aies pas perdu 5 kilos quand même. »

Comment éviter la personne toxique ? Une fois que le comportement est identifié comme toxique envers soi, je pense qu’il faut y aller en 2 étapes :

  • première étape : en parler, ne pas utiliser le « tu accusateur » mais le je . Par exemple, je me sens diminuée et blessée lorsque j’ai reçu ce genre de réflexion en portant cette robe. Si c’est juste un passage de toxicité dans la relation, la personne s’excuse et ne reproduit pas : nous avons tous des jours sans avec des indélicatesses.
  • deuxième étape : la discussion a rien apporté, il faut alors couper « brûler » les ponts. Pas besoin d’explication, juste ne plus parler, éviter les appels, et les occasions de se rencontrer. Ça peut paraitre lâche mais dans la mesure où la personne toxique te manipule il faut réduire les occasions d’interaction. Si la personne en face ne te respecte pas et ne te traite pas convenablement, il y a aucune raison que tu lui offres de ton temps et de ton attention. Il faut aussi apprendre à se reconstruire ce qui n’est pas une mince affaire !

Trio infernal sauveur, bourreau, victime

Je me suis souvent retrouvée dans ce type de relation car j’ai eu le syndrome du « sauveur du monde » pendant des années. Bien que ce soit un trio cette relation peut se vivre à 2 ou plus. C’est une dynamique que j’ai souvent observé dans des relations de groupe.

Le sauveur : se sent souvent impuissant et incompris, tente de sauver tout le monde et surtout ceux qui n’ont pas besoin de son aide.

Le bourreau : est frustré (on passe facilement de sauveur à bourreau), et snap sur tous peu importe la situation.

La victime : laisse son pouvoir aux 2 autres, elle est souvent le moteur de la discorde à son insu c’est une victime. La victime a tendance à se comporter en bourreau mais refuse de l’admettre.

Dans cette relation, on passe facilement d’un rôle à l’autre. Pour sortir de ce trio, il faut se demander quel est son rôle, l’identifier. Une fois identifié, il est important de savoir comment on se situe soit et les autres :

  • sauveur : je n’ai pas besoin d’aider cette personne si elle ne le désire pas « as-tu besoin de mon aide ou de ma présence ? » est un bon déclencheur de paix
  • bourreau : je n’ai pas besoin d’exprimer ma frustration sur les autres « en quoi mon besoin de blesser répond à une de mes blessures intérieures ? » c’est difficile mais compréhensible
  • victime : je dois reprendre ma place dans cette situation « pourquoi est-ce que je laisse mon pouvoir aux autres, de quoi ai-je peur ? » est un bon précurseur.

Personnellement, je pense qu’avec un peu de communication, de gestion des attentes et de bienveillance, il est facile de transformer cette relation lose-lose en relation saine.

Amour-haine-amour-haine-…

Je n’ai vécu cette situation qu’une fois, j’en ai été extrêmement blessée, et dans le dernier cycle d’amour-haine j’ai choisi de briser ce cercle vicieux.

Cette relation est à éviter car c’est rien de plus que de la manipulation. Personnellement, j’en ai été la victime, donc je vais surtout expliquer comment en sortir.

Cette relation s’identifie selon moi par des phases d’amour intensives suivies de haine, dans un cycle vicieux dans lequel on recommence sans arrêt. C’est frustrant car les excuses sont faites, le pardon est offert mais après une phase d’harmonie plus ou moins longue on retombe dans une phase conflictuelle.

Selon moi le problème à la base est la notion d’amour (pour moi c’était dans une relation d’amitié). Personnellement, je pense que si quelqu’un essaie de te blesser, de te faire du mal c’est qu’il n’y a pas d’amour au départ. Je sais c’est dur à lire et à intégrer. On dit que de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, je pense que c’est plutôt d’un amour non-sain à la haine, il n’y a qu’un pas.

Souvent dans cette relation d’amour haine, l’amour s’exprime ainsi « tu es comme ma sœur » :

  • exclusivité
  • appartenance
  • jugement
  • manipulation
  • des grands discours creux

Tu sais le fameux, il vaut mieux être seule que mal accompagné ici prend tout son sens.

La haine s’exprime ainsi « je te déteste, tu me dois toute celle que tu es, sans moi tu serais rien »:

  • mensonges
  • manipulation
  • rancœur
  • rester dans le passé
  • jalousie

La phase de haine se rapproche de beaucoup à une relation toxique. Il faut donc la traiter comme telle en 2 étapes (voir relation toxique)

Le problème ici est que c’est un cycle vicieux et qu’il faut en sortir. Le seul moyen d’en sortir complètement est la confrontation « Je ne l’ai jamais fait contre toi mais si tu m’aimes réellement, jamais tu ne chercherais à me blesser. Pourtant je me sens blessée, je ne veux plus de cette relation. »

Pas facile, mais faisable !

Demandeuse

Je me suis retrouvée 2 fois dans cette situation. Comme expliqué ci-dessus, je suis solaire, souvent de bonne humeur, une bonne joueuse « d’équipe ». J’ai toujours aimé appartenir à des cercles de femmes en amitié. Je trouve ceux-ci riches, réconfortants. Pour moi, la sororité a un vrai sens (autre que buzz word wanna be tendance).

Souvent dans cette dynamique de groupe je me retrouve comme étant la « maman » du groupe, j’organise, je prends soin des unes et des autres, pense aux anniversaires, etc… (Ouais je suis pas mal cool comme copine en toute modestie)

Automatiquement en me positionnant comme la « maman », j’attire les « enfants » du groupe : celles qui ont besoin d’être rassurées, et qui demandent plus d’attention. Et c’est un cercle vicieux pour moi qui aime ma liberté et ma solitude par moments.

Reconnaître cette relation est simple : tu te sens étouffer si tu es dans le rôle de la maman, tu te sens insécure si tu es dans le rôle de l’enfant. Dans les 2 cas, la relation s’étiole si elle reste ainsi. Voire chacune finit par se taper sur les nerfs et embarque le groupe dans une dynamique de bisbille.

Dans la problématique est la solution, il faut grandir et passer à une relation d’adultes d’égales à égales. La maman, ça sera de redonner confiance à l’enfant et de la laisser grandir et s’épanouir sans l’abandonner mais en la responsabilisant. L’enfant, ça sera de travailler sur sa confiance en soi-même avant de chercher l’approbation des autres.

Pour moi c’est la situation la plus saine et la plus simple à faire évoluer si on ne tombe pas dans un trio infernal « bourreau, sauveur, victime ».

Les relations superficielles

Une relation est une relation. Ce que je veux dire c’est que ce sont des échanges dans une communication à double sens. Recevoir comme émettre est important. Et même si il arrive qu’on traverse des difficultés dans la vie et qu’on a forcément moins envie de recevoir ou d’émettre par moment, il faut nourrir sa relation.

Si tu n’as pas envie d’investir dans une relation et que tu restes dans la superficialité, personnellement je pense que tu dois explorer 2 choses :

  • pourquoi restes tu dans cette superficialité ? Qu’en retires-tu ?
  • est-ce confortable ? Ne veux-tu pas plus ?

En fonction de tes réponses dans ces explorations, tu sauras si tu percevères ou si tu laisses s’étioler cette relation.

C’est correct aussi de laisser s’étioler : toutes les relations ne sont pas « sauvables ».

Parce que parfois, on a besoin de légèreté et une relation superficielle peut convenir. Par contre une relation superficielle qui perdure peut finalement te positionner dans un rôle de demandeuse, ou du trio infernal. Alors, attention !

Quelle type de relations privilégier ?

Les relations c’est à l’image de nos vies : c’est mouvant et ça bouge. Si tu viens d’identifier une de tes relations dans les 5 citées ci-dessus, comme tu l’auras compris : il y a du travail à faire.

Les vraies personnes avec qui tu souhaitent développer des relations amicales doivent :

  • partager et-ou respecter tes valeurs
  • t’aimer telle que tu es et non telle qu’ils aimeraient que tu sois
  • et réciproquement tu ne dois pas avoir envie de tout changer en eux
  • être un équilibre win-win (gagnant-gagnant) sur le long terme.

Maintenant dans tout cela, il te faut aussi te demander quel est ton rôle ? Pourquoi as-tu accepté cette relation (ou le glissement de la relation) ?

Vient me dire en commentaire dans quelle(s) situation(s) tu reconnais avoir eu ou vivre une relation ? Que fais-tu pour évoluer ?

Crédit photo Unsplash

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  • Un grand merci pour ton article complet et de qualité . J’ai connu toutes les situations. Et finalement, j’ai pris du recul , fait le tri et gardé que les relations de qualités en tout petit nombre . Je suis une personne solitaire , alors cela me convient ainsi.

    By Gwendiy • 30 Oct 2021
    • Coucou Gwen, oui laisser-aller et s’éloigner fait du bien aussi. <3

      By Sophie Roux • 1 Nov 2021